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Panneaux Solaires

Bonjour,

Tout d’abord merci au bureau pour se préoccuper de la question. Comme j’ai ce projet en tête depuis quelques temps déjà, je vous partage mes réflexions, mais construisons ce projet ensemble.

Sommaire

Les différents projets

Tout d’abord, je parle de panneaux électriques ici pour le moment ; bien sûr il y a aussi les panneaux thermiques qui sont supers, mais le raccordement à votre chaudière/ballon peut être plus compliqué.

Pour le photovoltaïque (électricité) il existe plusieurs types de projet : l’autoconsommation, la vente ou la donation du surplus …

Je pense que l’autoconsommation, c’est à dire la capacité à stocker l’électricité produite n’est pas intéressante car les batteries coûtent chères et au vu des économies sur le kWh stocké, ce n’est largement pas rentable, ni écologique pour le moment et doit être réservé aux maisons isolées ou aux réseaux défaillants …

La vente au surplus est dérisoire (10c/kWh) et apporte très peu sauf si vous installez une grosse puissance ; mais cela vous coûte cher aussi.

Pour ma part, je choisis de donner mon surplus.

Dimensionnement

Pour dimensionner votre installation, la question est pour quoi faire ? Personnellement c’est plutôt pour favoriser la production d’énergie renouvelables. Il est rare de tirer plus de 3kW, personnellement mon plus gros poste est le broyeur de végétaux que j’utilise 3-4 fois/an pour 3kW. Un four fait entre 1 et 2kW, les machines quelques centaines de W. Un peu pareil pour les pompes à chaleur. Par contre c’est une autre histoire si vous avez une voiture ou des radiateurs électriques ou même une vitro céramique (6-7kW). En général votre contrat et 6kW parfois 9. Donc je pense que 1 ou 2 kW installés sont très bien, pour les appareils en veille, le four ou les machines… Je pensais donc à 3 panneaux (4?), pour environ 1,2kW (400W par panneau – puissance crête théorique).

Il faut aussi savoir que le rendement chute avec la chaleur, je crois que sous nos latitudes le rendement peut chuter de 30%, à prendre en compte donc. Il existe des panneaux combinant eau et électricité palliant en partie ce problème (DualSun), mais je n’ai pas plus d’avis.

Budget

Il faut compter environ 2000€ pour cette installation (e.g. chez oscaro-power qui fournit des kits, juste à titre d’exemple il y a beaucoup de revendeurs), à faire soit même mais c’est facile. Cela vous coûte beaucoup plus cher si vous le faite faire (2 ou 3x). Le dossier en mairie est un peu compliqué, et il est obligatoire de faire valider l’installation par un consuel avant de la recorder au réseau. C’est une personne agréée qui vient voir votre montage. Évidemment les kits vendus respectent les normes exigées.

Il y a une subvention de 380€ par kW installés (selon le type de projet, peut-être si installés par un professionnel agréé ?).

Pour ma part mes factures d’électricité sont environ de 50-60€/mois avec abonnement. Donc il ne faut pas s’attendre à un réel retour sur investissement avant longtemps, d’autant plus que l’on continu à payer quand le soleil est caché. Quand le ciel est nuageux le rendement tombe à 10%, la chaleur n’aide pas non plus.

Vers une réglementation et recommandations

Pour avancer sur les interrogations du bureau un panneau pèse environ 20kg donc pas de soucis de ce coté là. Il mesure environ 1×1.5m. Pour le poser il y a au moins 2 possibilités. Des bacs en plastique à lester avec les graviers de vos toits qui fournissent une pente de 15°; ou des structures métalliques à inclinaisons variables de 45° à 10° (?) la aussi lestées (avec du poids supplémentaire). Il faut savoir que l’inclinaison optimum est 35° mais la perte est faible à 15° (je donne les chiffres bientôt). Sauf qu’il y a une subtilité, l’idée n’est pas forcement de produire beaucoup mais longtemps (surtout en donation du surplus) ; i.e. à 15° vous vous privez d’un peu du matin et du soir, à 35° il est bien d’avoir 2 orientations (est et ouest), même si pour nous l’ouest est caché. Bien sur la prise au vent est réduite à 15° et avec 2 sacs de 35kg, ou vos graviers, vous êtes bons. Personnellement je pensais viser un câble dans les acrotères aussi. La hauteur est de 25cm à 15°, et 57cm à 35° (sin(angle) en mètre). Pour le positionnement sur le toit, cela dépend des ombrages et de vos voisins du dessus (aux myrtes je gage que nous sommes très en contrebas, aux Caroubiers sud c’est plus délicat). Pour l’esthétisme on peut penser mettre des plantes devant aussi ?

Réglementations du bureau (en cours)

Ébauche.

Article 9.d
1Le bureau ne se prononce pas sur les avis techniques
2Positionner les panneaux au sud des toits
3Respecter l’harmonie du hameau, une surface maximale et la vue des voisins (à définir).

Questions

Mutualiser les panneaux ? Il existe un statut de ferme solaire, mais je n’ai pas regardé. C’est à dire qu’on relierait ensemble des toits, car statistiquement il est rare de demander de la puissance simultanément. Cela augmenterait la puissance disponible, notamment pour les voitures.

Mutualiser une batterie mais j’en doute ?

Faire un achat groupé ?

Divers

Je crois qu’il y une discussion sur le nouveau whatsapp, je vais remonter les infos ici et construire notre réflexion. Rajoutez aussi des informations en commentaires.

Par contre, attendre la prochaine AG me semble long, car c’est surtout pour cet hiver qu’il faut être prêt et solidaire. Donc s’il faut dégager des informations ou des recommandations, je propose de le faire ici en temps réel en discussion avec le bureau enfin d’être prêt au plus vite dans le respect de tous. Comme plusieurs villas ont déjà des panneaux, gageons que les recommandations sont quasi prêtes.

Quant à l’article de notre cahier des charges cité (9.d), il est sans doute bon de le rappeler mais on pourrait aussi rappeler sur un autre sujet l’article 13 qui interdit les fermetures ou palissades de plus de 1.5m et n’autorise que les haies vives, alors qu’apparemment rien n’est fait en la matière ?

Lexique

  • Le W (Watt) est une unité de puissance instantanée. Le Watt est noté parfois VA (pour volt ampère mais c’est pareil). Par analogie c’est un débit, i.e. la quantité d’eau sortant d’un robinet par unité de temps.
  • Le Wh (Watt heure) est une unité de quantité d’énergie (puissance fournie pendant une heure). Par analogie c’est la quantité d’eau versée.

Par SylvainB

13 allée des myrtes

18 réponses sur « Panneaux Solaires »

Bonjour, super merci d’organiser une réunion samedi prochain le 29 … en plein milieu des vacances scolaires. C’est dommage nous avions pourtant demandé lors de la dernière AG d’éviter ces collusions, gageons que des impératifs l’obligeaient. Pour ma part je ne pourrai y assister. Quelques réflexions.
Le problème de la vue mer est important.
Par contre l’obligation RGE me semble totalement contreproductive, et si elle devait être respectée, elle limiterait ces installations à cause de l’augmentation de leur prix ; ça ne va pas dans le bon sens. Il me semble qu’il faut mieux aider les gens à bien faire, que les contraindre.
Enfin pour l’assurance, bien sur qu’il faut une assurance au même titre que pour votre habitation ou pour votre voiture, c’est à chacun de prendre ses responsabilités en connaissance de cause. Que le bureau l’exige me parait excessif.
Voila bonne réunion, j’espère que certains soutiendront cette voie.

Bonjour,
Je réponds à Sylvain B.
Il y a les parents en âge de scolarité qui partent en vacances pendant les congés scolaires. Il y a ceux, sans doute aussi nombreux, qui partent hors vacances scolaires pour éviter la cohue. Il y a les impératifs de calendrier de préparation de l’AG, la disponibilité des intervenants internes et externes, l’obtention des réponses à nos consultations juridiques et techniques.
En tenant compte de ces différentes étapes, nous fixons une date de réunion. Elle convient à certains mais pas à d’autres ; c’est ainsi.
Pour le reste de vos commentaires (RGE, assurance, etc.), ces sujets seront traités lors de cette réunion.

La réunion de samedi 29/10 a permis à chacun des participants d’apporter son éclairage (pas de jeu de mot), poser ses questions, faire des suggestions.
Un consensus quasi unanime est ressorti de ces échanges.
Nous en avons tenu compte pour amender notre projet de résolution. C’est le texte ci-dessous qui sera soumis au vote lors de l’Assemblée Générale de février 2023.

Projet de nouvelle rédaction de l’Article 9 – construction alinéa d) en vue de faciliter l’installation de panneaux solaires et de l’encadrer

« L’usage des toits terrasses est interdit, toutefois pourront y être installés des panneaux solaires voltaïques ou thermo-voltaïques sous réserve du respect impératif des règles ci-dessous, destinées à préserver l’harmonie de l’ensemble immobilier, la vue des voisins vers la mer et les montagnes et la sécurité des personnes et des biens :
Obligation de déposer une demande d’autorisation de travaux au Service de l’Urbanisme, notre domaine étant situé en zone classée sous responsabilité de l’Architecte des Bâtiments de France.
Obligation d’informer par écrit les propriétaires des villas proches susceptibles d’être gênés par la vue des panneaux, afin de recueillir leurs avis et de rechercher un consensus, le cas échéant.
Obligation de recourir aux services d’un professionnel qualifié RGE, Spécialisé en Systèmes Photovoltaïques Agréé QualiPv et pour les installations thermo voltaïques, un agrément Qualisol. Ce professionnel sera couvert par une assurance Décennale et Responsabilité Civile et agréé auprès des compagnies d’assurance.
Obligation de respecter une harmonie d’ensemble en installant les panneaux sur le tiers sud du toit terrasse parallèlement à l’acrotère et proche de celui-ci. Les panneaux seront jointifs sur trois rangées de trois panneaux au maximum et ne pourront couvrir qu’une superficie maximum de quinze mètres carrés. Ces panneaux devront avoir une surface noire anti-reflets
Obligation d’installer les panneaux de sorte qu’ils ne dépassent pas la hauteur de l’acrotère.
Obligation de garantir vis-à-vis des tiers une fixation solide et sécurisée des panneaux au moyen de lests suffisants pour résister à l’arrachement en cas de vents très violents ou autres intempéries.
Obligation de souscrire une assurance garantissant les tiers, personnes physiques ou morales, en cas d’accident suite à arrachement, incendie, explosion, dommages divers.
L’ASL et son Syndic pourront à tout moment, avant, pendant et après l’installation des panneaux, exiger la présentation par le propriétaire concerné ou ses successeurs des justificatifs permettant de contrôler le strict respect des règles ici définies. »

Je trouve également dommage d’organiser la réunion en pleine vacances.
Cela dit, je voulais apporter mon retour au sujet. L’idéal pour le Puissanton pour l’installation de panneaux solaires serait de positionner à plat les panneaux. La perte énergétique n’est pas très importante d’une part mais surtout la pose est facilitée et le risque face au vent devient tout simplement nul.
Par ailleurs, j’attire votre attention sur la conjoncture et l’avenir. L’idée de l’énergie renouvelable est de se libérer de notre fournisseur historique et de devenir indépendant et donc autonome !
A l’heure de la météo de l’électricité annoncée et des probables coupures de l’électricité, ne trouvez vous pas qu’il serait opportun de nous libérer de ces risques en devenant autonome !
La réponse est : bien évidemment !
C’est de plus le vrai geste pour la planète : libérer nos maisons du réseau électrique !
Le Puissanton le peut car les toits sont plats, les villes ne le pourront jamais avec les immeubles. Alors si les résidences qui le peuvent se posent des questions comment voulez-vous que le monde avance sur un sujet de plus en plus brûlant ? Il faut justement que ceux qui en ont la possibilité montrent la voix en devenant autonome.
Si aujourd’hui il existe une limitation d’un tiers du toit, il faudrait recouvrir ce tiers de panneaux solaires et rendre ainsi la maison écologique.
Et dans un second temps, travailler avec la législation pour débloquer à l’avenir les 2/3 restant. Car l’enjeu de demain, c’est l’énergie propre et il s’agit de nos toits.
Car si le 1er objectif est de rendre la maison autonome, le 2nd est d’alimenter nos voitures électriques.
Vous voyez bien qu’il y a un problème d’énergie en ce moment et pourtant l’état et notre région nous aide à acheter des voitures électriques…
Il faut aller dans le sens du progrès : installer un maximum nos maisons et nous libérer du contrat opérateur historique qui aujourd’hui n’est plus en mesure de suivre la hausse de la consommation des Français avec l’avènement du véhicule électrique avec en parallèle les problèmes de maintenance de nos réacteurs nucléaires…

Enfin, pour ce qui est du montage par soit même ou pas. Je comprends les 2 camps.
La solution ?
Faire ou pas votre installation mais dans les 2 cas, qu’il y ait un professionnel qui puisse faire la connection au réseau EDF et éventuellement reprendre ce qui n’a pas été fait correctement. Bref faire valider un auto-montage par un professionnel.

Bonjour Mr ,

Le professionnel chargé de valider une installation solaire est bien défini, c’est le consuel. Son rôle est défini ici :

https://www.oscaro-power.com/guide/fr_FR/les-demarches/l-attestation-de-conformite-consuel-ou-pas-consuel

Son accord après inspection pour relier les panneaux au réseau donnent tous les gages de sécurité électrique, comme le contrôle technique pour un véhicule . Donc oui, c’est bien prévu par la loi

Un installateur de panneaux , étant juge et partie, n’aura aucun intérêt à valider l’installation faite par un tiers (vous ou un concurrent)

J’ai fait une petite étude d’intensité de flux en fonction de l’inclinaison, disponible ici :
https://drive.google.com/file/d/1aMztfW5vsF0nWLxkM7eeSrJGOmlkWQUI/view?usp=share_link

Je tiens le code source (Python) a votre disposition , vous pouvez me contacter par whatsapp.

Tout a fait d’accord avec Sylvain, nous ne parlons pas ici d’une installation de 1 ou 2 MW , mais au plus 1 ou 2 KW. Donc c’est disproportionné d’exiger l’intervention d’un professionnel qui multipliera les frais d’instalaltion.

De plus, cela est plus exigent que ce que certificat demande Enedis pour le raccordement à son réseau : je vous renvoie sur le site du consuel :

« Un particulier qui effectue lui-même les travaux peut donc faire la demande en son nom, mais ne doit en aucun cas effectuer cette formalité à la place d’un installateur. En effet, le fait de remplir l’attestation engage la responsabilité de la personne en cas de dysfonctionnement du système électrique »

Personne ne vous contraint à faire intervenir un perofessionnel pour installer un four éléctrique de 2..3 kW chez vous ,alors que le risque d’incendie est également bien réel .

Enfin, n’oublions pas que certains d’entre nous sont ingénieurs, chercheurs, professeurs, et ont largement le niveau nécessaire à la compréhension de la norme NFC-15-100 et autres.

En regardant

Bonjour,
Les commentaires récents émanent de personnes qui, visiblement, maîtrisent parfaitement le sujet. Je ne doute pas qu’elles puissent se passer d’un spécialiste agréé. Certains personnes ont des compétences bien supérieures à celles des techniciens du contrôle technique automobile mais elles doivent obligatoirement passer par un spécialiste agréé pour obtenir le précieux sésame à coller sur le parebrise de leur auto. Une écrasante majorité des propriétaires dans le Hameau n’ont pas ces compétences et risquent de voir dans certains propos l’occasion de faire de substantielles économies en s’appuyant sur une simple notice d’installation et un tutoriel. Les conséquences pourraient être dramatiques et ruiner très largement les économies espérées. Au delà du risque d’incendie il y a le risque de fixation défaillante. Par exemple, certains m’ont dit vouloir percer leur toit, donc son étanchéité, pour s’assurer que les panneaux ne s’envolent pas !
Il y a aussi la probable déception face à un rendement très inférieur à celui escompté. Enfin, après avoir interrogé plusieurs compagnies d’assurance, il s’avère qu’aucune n’accepte d’inclure les risques panneaux solaires dans la multirisque habitation mais exigent une police spécifique en imposant l’intervention d’un installateur agréé.
Et sur ce point de l’assurance, l’ASL ne transigera pas. Il y va de la sécurité de l’ensemble de ses propriétaires, comme pour le contrôle technique automobile.

J’ai deux panneaux solaires, de 400W crète chacun, dans le jardin, qui produisent ensemble couramment 600W .

1)- Concernant la sécurité
Il me semble que les « micro-onduleurs » apportent une petite « révolution », au prix d’un certain surcoût.
En effet on a du courant continu uniquement entre la sortie étanche du panneau en 40 V et l’entrée étanche (connexions MC4) dans le micro-onduleur, soit moins d’un mètre.
Le micro-onduleur transforme le courant continu de 40V gros ampérage, en courant alternatif 230V petit ampérage ;

et SURTOUT il ne sort AUCUN COURANT du micro-onduleur s’il n’est pas synchronisé au réseau EDF ;
même si le panneau solaire est en plein soleil il ne sort RIEN comme courant, vous pouvez toucher le fil électrique qui sort du micro-onduleur, il ne sort RIEN ( j’ai d’abord mesuré avant de toucher…)

DEUXIEME sécurité : les 2 PS sont branchés en parallèle sur un « relais de découplage (1) » supplémentaire qui lui aussi ne laisse passer aucun courant s’il n’est pas synchronisé au courant EDF, mais qui coupe la production des PS encore plus rapidement, en cas de perte de synchronisation, pour répondre aux normes françaises actuelles.

Donc DOUBLE coupure s’il n’y a pas de courant EDF (pour éviter d’électrocuter les agents EDF qui interviendraient sur le réseau EDF en cas de panne du réseau)
Inconvénient : vous ne pouvez pas compter sur vos PS s’il y a une panne de courant EDF, car ils ne produiront rien.

Outre la sécurité, les micro-onduleurs n’ont besoin que d’une « rallonge électrique banale » pour relier les panneaux solaires sur le toit, au relais de sécurité installé dans la maison, donc pas besoin de gros câbles comme avec le courant continu…Une rallonge de 1,5 mm2 qui supporte 10A suffit puisque 600W en 230V = 2,7A

Et ensuite le relais de sécurité injecte le courant produit par les panneaux DANS N’IMPORTE QUELLE PRISE DE COURANT DE LA MAISON (à condition qu’elle soit correctement montée) , donc pas besoin d’un long câblage pour rejoindre le compteur EDF.

2)- Concernant la surproduction et l’injection dans le réseau EDF
Personnellement j’ai un « talon de consommation » de ±500 W, cad que 24/24 et 365/365 je consomme un minimum de ±500W
donc sans compter le ballon d’eau chaude sanitaire , le four, plaque de cuisson, micro-onde, lave-linge …

Donc si je veux « effacer » cette consommation de base de 500W dans la journée, il me faut 2 panneaux de 400W crête (fournissant habituellement 600w en été) ;
donc si je ne fais rien, je vais injecter un excédent de courant 600-500=100w dans le circuit EDF.

Ors il ne faut RIEN injecter dans le réseau EDF (convention d’auto-consommation sans injection « CACSI »)

Solution : moyennant l’installation d’un « power router » on redirige l’excédent de production vers un chauffe-eau, un radiateur, un déshumidificateur .. De façon à ne jamais rien injecter dans le réseau EDF ; le réseau EDF est uniquement là pour permettre la synchronisation, et donc le fonctionnement des micro-onduleurs.

AINSI ON CONSOMME L’INTéGRALITé DE SA PRODUCTION .

Au-delà de 2 panneaux solaires, il devient difficile de ne rien injecter ; mais 2 panneaux seront probablement insuffisants en hiver, et insuffisants en été quand les canicules nous obligeront à brancher la clim plus fréquemment.

PS
le montage des 2 panneaux et du relais est facile avec un minimum de connaissance en électricité ; les 2 panneaux + les 2 micro-onduleurs + relais de sécurité = 800€ et sont garantis 20 et 25 ans, matériel américain.

1)-Les micro-onduleurs Enphase de la série IQ7 savent se couper électroniquement en 20 ms (découplage électronique) mais ne correspond pas au standard Français qui impose la norme solaire Photovoltaïque (VDE 0126-1-1:2006/A1:2013 et VFR 2019) obligatoire actuellement
Ce Q Relay Enphase permet cette détection automatique de coupure réseau Enedis et provoque un découplage/déconnexion physique électromécanique pour répondre à la norme ci-dessus.

https://www.oscaro-power.com/onduleur-solaire/309-2025-gamme-des-micro-onduleurs-enphase-iq7-iq7plus-iq7a.html#/332-modele_de_micro_onduleur_iq7_7-iq7

https://www.oscaro-power.com/protection-electrique/405-4025-relais-vde-0126-vfr2019-de-protection-reseau-monophase-ou-triphase-enphase-qrelay.html#/71-monophase_ou_triphase-monophase

Merci pour vos réflexions, mais je le répète il est interdit d’envoyer de l’électricité sur le réseau sans passage du consuel qui vient voir et valide la conformité de votre installation. Bien sûr il existe plein de normes mais tous les kits vendus les respectent. Et comme le dit M. Bernard, s’il y a le feu, il faut disjoncter les panneaux si possible et appeler les pompiers !

Maintenant pour en revenir aux risques et pour ceux que ça intéresse, il y a 2 phénomènes qui peuvent mener à l’incident. L’arc électrique et la surchauffe.

L’arc ou l’étincelle que l’on observe en connectant les batteries est dû à l’ionisation de l’air sous l’effet du champs électrique (différence de potentiel agissant comme une force attirant les électrons). C’est à dire la création dans l’air d’un fil virtuel, comme pour la foudre. Le champ électrique n’est pas dangereux, mais l’arc peut laisser passer beaucoup de courant et mettre le feu à de la matière inflammable comme dans un briquet. Heureusement sur nos toits non charpentés, rien n’est inflammable. De plus cet effet n’a lieu que lors de la formation ou de la rupture d’une connexion donc rarement spontané.

La surchauffe est le problème principal ; elle est due à trop de courant passant dans un fil sous dimensionné (comme trop de pression dans un tuyau). Heureusement nos installations sont de très faibles puissances (1kW c’est environ la puissance d’un cheval), pour 1kW les fils les plus petits (section de 0.75mm²) font déjà presque l’affaire, mais bien sûr personne ne mettra du 0.75mm² il très facile de mettre plus, par exemple dans les cuisines on met du 2.5mm² ou 4mm² pour 32 ampères. Les vendeurs de kit vous indiqueront ce qu’il faut mettre en fonction de la distance à parcourir aussi. Comme dit Nicolas, le problème existe surtout pour le courant continu souvent sous moins de tension (12 ou 24V pour les panneaux en général, un peu plus sous le soleil) donc en 400W il sort environ 20 ampères des panneaux (rappelez-vous de P=UI) largement bon en 2.5mm² ; mais de plus chaque panneau est monté avec un micro onduleur qui transforme le courant continu en courant alternatif plus haute tension délivrant du 220V et permettant de réduire quasiment d’un facteur 5-10 le courant. Donc peu de problème non plus de ce côté-là ; Comme le dit M. Bernard, il faut juste veiller à ce que les connections soient bien faites car cela réduit artificiellement la section des câbles autrement et crée un danger. Si le courant est trop fort le câble de cuivre fond autour de 1000°C pouvant allumer les matières avoisinantes.

Voilà, on n’est pas du tout dans le contexte d’une ferme de 1800m² soit environ 480kW qui demande des parallélisations de câble rigoureuses et je le répète vous ne pourrez pas démarrer votre installation vous-même, c’est interdit. Par contre, arrêtons de faire peur, pour limiter vos frais vous pouvez largement la monter vous-même avec quelques notions et une aide que l’on pourrait organiser.

Bonjour,

Le risque principal d’incendie de panneaux solaires est lié au fait qu’ils produisent un courant continu, sous ~100V (cela depends bien sur de la configuration).
Or, en cas de mauvaise connections dans le boitier de jonction, le courant continu est susceptible de générer des arcs – qui contrairement au 220V – ne s’éteignent pas spontanément, mais on tendence à s’aggraver, écauffent les fils, et l’incendie se déclare.

Il y a une petite demo la : https://www.youtube.com/watch?v=S9a2oPCIMr0&ab_channel=ACSolarWarehouse

Et de plus les disjoncteurs classiques ne détectent pas ces défaults. Peut etre que certains onduleurs en sont capables.

Après , je suis également contre la double validation. Il y a aucune obligation si ce n’est pas raccordé au réseau.

Et cela ne garantit rien . Un petit exemple personnel :

– j’ai acheté ma maison en 2020, installation renovée par un électricien professionnel mandaté par le propriétaire précédent . Il y a dans certaines boites de dévivation des fils bleus et marrons connectés ensemble.. et des fils de terre qui n’en sont pas..

– Pour la vente, le diagnostic electrique réalisé par un professionnel certifié ne revèle aucune non conformité. Pourtant la sonnette en 220V etait reliée par un cable téléphonique (isolation 48V) , entouré autour du tuyau d’arrivée du gaz pour être bien sûr de faire des dégats en cas de court circuit..

Voici une mise au point sur les aspects sécuritaires de l’installation de panneaux solaires rédigée par un membre élu du bureau de l’ASL.

Forcément … au train où vont  les sollicitations commerciales sur les médias  en ce moment,  qui? Aujourd’hui n’a pas été tenté de s’équiper de panneaux solaires pour faire des économies???  Rien de bien original à celà…Heureusement, nous avons  anticipé cet engouement ,non pas pour interdire , mais afin de prévenir les installations anarchiques sur les villas.En effet , convenez qu’il  faut une bonne dose d’irresponsabilité pour bricoler l’installation de gaz ou d’électricité de sa maison sans contrôle et facture d’un professionnel agréé.. En cas d’incendie ou d’explosion , votre assurance habitation obligatoire va expertiser avant tout dédommagement. C’est normal n’est ce pas?
Concernant l’installation de panneaux solaires , il en est de même  et  il est nécessaire et important , d’apporter quelques réserves vis-à- vis du Do It Yourself  ou bricolage perso  et d’ attirer l’attention sur les risques encourus par chaque résident  et de ses  obligations vis-à-vis de ses voisins  à ce sujet.
 La configuration particulière des habitations du hameau . Ce sont des maisons à toits plats, toutes accolées et  très proches d’une allée à l’autre. De plus entourée de forêts.Les installations électriques sont restées aux normes  qui datent de la construction en  1974  , sans révision pour certaines . Personnellement, récemment  j’ai eu de très grosses surprises en constatant l’état du réseau électrique  au cours   de  travaux de rénovation de ma villa …Nous avons eu de la chance il n’y a pas eu d’accident…Mais , ce réseau n’aurait pas supporté  le montage d’ adjonctions supplémentaires.
Le risque d’incendie lié à l’installation de panneaux solaires photovoltaïques est une question qui est souvent posée. Mais il faut savoir que ce type d’accident est très rare puisque estimé à moins d’un cas pour 10 000 installations. Et bien souvent ce ne sont pas les panneaux eux-mêmes qui sont en cause mais l’installation électrique associée.
Les causes d’un incendie de panneau solaire
Il faut savoir que les panneaux solaires présents sur le marché subissent de nombreux contrôles. Un départ d’incendie lié à une mauvaise fabrication est donc extrêmement rare. Lorsque les panneaux sont responsables, c’est principalement une mauvaise pose qui sera pointée du doigt. D’où l’importance de faire appel à un professionnel certifié RGE qui maîtrise parfaitement l’exercice.

Mais la majorité des incendies concernent d’autres composants et connecteurs  et notamment la boîte de jonction. Comme son nom l’indique, c’est une boîte qui est située à l’arrière des panneaux qui contient la connectique nécessaire à la transmission de l’énergie fournie par les panneaux au sein du circuit. Une mauvaise installation de la boîte ou des composants défectueux à l’intérieur de celle-ci peut générer une surchauffe et/ou des arcs électriques et ainsi déclencher un début d’incendie.
Comment éviter un incendie ?
La première chose à faire est de faire installer ses panneaux par un installateur certifié RGE (reconnu garant de l’environnement). Celui-ci vérifiera que l’ensemble des équipements utilisés respectent les normes de sécurité en vigueur (NFC 15-100, NF 14-100, NF C13-100 et NF C13-200 pour les panneaux).
Aussi, confier l’installation de ses panneaux à un installateur certifié permet de s’assurer que la pose sera bien réalisée, en respectant  tous les protocoles de sécurité et les tests nécessaires.
Une fois l’installation photovoltaïque convenablement installée, une maintenance régulière afin de s’assurer que l’ensemble des composants ne subissent pas de détérioration. Que ce soit les panneaux mais surtout les boitiers de jonction et les différents connecteurs. Une surveillance de l’onduleur ou micro-onduleur est également nécessaire afin de détecter d’éventuels problèmes sur l’installation.
Que faire en cas d’incendie ?
Comme tout incendie, la première chose à faire est d’appeler les pompiers qui seront les plus à même d’ intervenir en toute sécurité. Ne tentez surtout pas d’éteindre vous-même l’incendie avec de l’eau afin d’éviter tout risque d’électrocution.
De votre côté, votre rôle consistera à débrancher les panneaux solaires le plus rapidement possible si cela est possible sans vous mettre en danger. Une coupure de courant est nécessaire pour permettre aux pompiers d’intervenir le plus efficacement.

 le risque d’incendie des panneaux photovoltaïques ?
Pour éviter tout risque d’incendie de panneau photovoltaïque, des outils et des normes existent du côté fabricant et installateurs. Tous les professionnels doivent s’y référer.
Pour rappel et pour comprendre la suite  : le réseau électrique génère une tension alternative alors que les panneaux solaires génèrent une tension continue. L’onduleur photovoltaïque va transformer le courant continu en courant alternatif.
Respecter les normes du panneau photovoltaïque
Prenons le cas de la partie alternative. La conception et la mise en œuvre des installations photovoltaïques doivent respecter certaines normes. Ce sont les normes NFC 15-100, NF 14-100, NF C13-100 et NF C13-200. Elles certifient la qualité des composants, mais aussi le bon assemblage des panneaux solaires.
Ces normes sont à respecter dans toutes les installations électriques.
Enfin, le guide UTE C15-712-1 précise les mesures à mettre en place pour limiter les risques de choc électrique et d’incendie de panneaux solaires. L’installation solaire doit respecter ces préconisations afin de réaliser une installation conforme.
Surveiller les onduleurs et les boîtiers de jonctions
Pour une installation raccordée au réseau, il faut isoler l’installation électrique du bâtiment équipé. Pour ce faire, il faudra couper l’installation côté alternatif (AC) à l’aide de l’AGCP (disjoncteur général).
Les onduleurs ou les micro-onduleurs doivent répondre à la norme VDE 0126. Ainsi, si le courant se coupe dans le réseau, la production d’énergie va s’arrêter tout de suite. Par ailleurs, s’il n’y a pas de présence réseau, une protection de découplage va assurer l’arrêt de la production photovoltaïque. Cette norme est capitale pour une intervention des pompiers en toute sécurité.
Les boîtiers de jonction : ils sont situés à l’arrière du panneau et doivent être soigneusement assemblés pour éviter arc et courts-circuits.
L’intervention des pompiers lors d’un incendie de panneaux solaires
Les sapeurs-pompiers savent exactement comment intervenir sur ce type d’incident et sont formés à cet exercice. Avant toute intervention sur une habitation équipée de panneaux, ils repèrent
la technologie utilisée (photovoltaïque, thermique, hybride).
Le type d’installation (intégrée en toiture, en surimposition, au sol).
Si l’installation est raccordée ou non au réseau
Débrancher les panneaux solaires immédiatement en cas d’incendie
Pour parer à tout risque d’électrocution, il faut débrancher les panneaux le plus rapidement possible. C’est le service d’incendie et de secours contacté qui va s’en charger.
En effet, prenons le cas d’une installation solaire qui prend feu en pleine journée. À cause d’un départ de feu sur le bâtiment par exemple. À ce moment-là, la production électrique va continuer tant qu’il y aura du soleil ou de la lumière et tant que les panneaux seront raccordés.
Comment réagir ? Il ne faudra surtout pas arroser les panneaux solaires avec de l’eau tant qu’ils ne sont pas déconnectés. Il y aurait un risque d’électrocution. Donc pour sécuriser l’intervention des pompiers il faut couper l’installation au plus près des panneaux :  
Pour la partie continue, c’est-à-dire le côté alimenté par les panneaux solaires. Un dispositif de coupure automatique s’installe sur les équipements. C’est la norme DIN VDE 126-1-1 qui l’impose.
Pour la partie alternative, c’est-à-dire le côté alimenté par le réseau. Il y a un interrupteur sectionneur situé dans le coffret de protection AC
Il faut aussi savoir que la partie thermique des panneaux solaires ne risque pas la surchauffe. En effet, le système dispose d’une température de stagnation basse qui ne dépasse pas les 70 °C.
Faire appel à des installateurs RGE  QualiSol et QualiPV pour un maximum de sécurité
Les installateurs solaires sont formés  notamment sur la sécurité incendie. Ils suivent les préconisations techniques des ingénieurs et possèdent tous les certifications QualiSOL et QualiPV.
Dans le cadre de ces formations,les installateurs agréés savent qu’il faut utiliser des onduleurs photovoltaïques qui respectent la norme DIN VDE 0126. Ils connaissent les prescriptions d’usages et de respect des règles de l’art.
Ne croyez pas ceux qui vous disent : cela ne peut pas arriver:!Quelques extraits  de presse datant  de cet été:Mercredi 6 juillet 2022, la toiture d’une maison d’habitation de Hilsenheim (Bas-Rhin) a été touchée par un incendie. Il semble que le feu ait pris depuis les panneaux photovoltaïques. La famille est relogée.
C’est grâce à la vigilance d’une voisine que l’incendie est resté circonscrit à la toiture. Mercredi 6 juillet 2022, vers 14h30, le feu a pris sur le toit d’une maison individuelle de Hilsenheim (Bas-Rhin). Les pompiers estiment que ce sont les panneaux photovoltaïques qui se sont enflammés, l’incendie s’est ensuite propagé à la toiture. Il n’y a pas de victime, les quatre habitants n’étaient pas présents.
Deux lances dont une sur une échelle aérienne ont été déployées par les pompiers de Sundhouse, Sélestat et Hilsenheim. L’habitation a été peu endommagée, à part le trou dans la toiture. « L’intérieur de la maison ne semble pas être touché », précise la maire de Hilsenheim, Mireille Mosser.
La maison n’est toutefois pas habitable en l’état. Les voisins vont se relayer à tour de rôle pour reloger la famille de quatre personnes.

Suite à l’incendie qui a frappé la Ferme des Délices à Saint-Cyr-les-Vignes dimanche 17 juillet, ravageant 6 000 m² du hangar agricole sur lequel étaient installés quelque 1 800 m² de panneaux photovoltaïques, la question du lien entre ces panneaux et l’incendie a fait remonter en mémoire des événements similaires. Le même jour, au lieu-dit « Pizet », à Bas-en-Basset se déclarait un incendie sur un des panneaux solaires d’une habitation légère , posé au sol. Un peu plus tôt en juin, c’est à la mairie de Débats-Rivière-d’Orpra que 60 m² de toiture photovoltaïque s’embrasaient. Grâce à la présence d’un sapeur-pompier volontaire électricien, l’intervention n’avait pas été compliquée…

En conclusion, chacun est libre d’acheter ou non des panneaux solaires mais ce n’est pas un acte dénué d’obligations: 
Votre serviteur Bernard P 

Tout d’abord pour répondre à la question de Sylvain B, la mention « qui ont quelque chose à vendre » concerne les importateurs, distributeurs, installateurs de tous poils qui inondent nos boîtes aux lettres et nos boîtes mail de promesses mirifiques qui n’engagent que ceux qui les lisent. Ensuite, il me faut resituer le contexte dans lequel l’ASL intervient sur le sujet des panneaux solaires : L’article 9 du Cahier des Charges indique qu’il est interdit d’utiliser les toits terrasses de quelque manière que ce soit. L’alinéa d) de ce même article ouvre une possibilité d’installer des panneaux solaires sous réserve d’un accord préalable du bureau de l’ASL. Ce dernier n’ayant pas suffisamment de compétences dans cette matière pour prendre une décision offrant toutes les garanties, notamment en matière de sécurité, il est évident que nous refuserons d’assumer une telle responsabilité. Face à l’engouement que suscite la recherche d’approvisionnement en énergies alternatives, il apparaît donc indispensable de proposer une nouvelle écriture de ce chapitre de notre Cahier des Charges. Pour autant l’ASL n’aura pas vocation à définir les aspects techniques des installations, ni de préconiser telle technologie ou tel matériel. L’ASL définira un cadre qui concernera uniquement les installations sur toits terrasses. Ce cadre vise à préserver autant que faire se peut l’harmonie, le vue des voisins et la sécurité pour tous. Il s’agira de fixer pour tous une implantation dans le tiers sud des toits car ceci est une exigence de l’Architecte des Bâtiments de France. Une surface maximum de panneaux sera définie ainsi que la hauteur maximum de l’installation. Tout ce qui touche aux aspects technologiques n’est pas de la compétence de l’ASL, pas plus que le choix des intervenants qui reste du libre choix du propriétaire. En revanche, l’exigence de recourir à un installateur agréé vise à garantir au propriétaire et surtout aux riverains le respect de normes de sécurité. Il est indispensable d’avancer de façon résolue vers des choix écologiques, mais pas dans la précipitation. Il ne faudra jamais oublier qu’avant d’enregistrer des économies d’énergies, ces installations auront un coût non négligeable et que la rentabilité peut-être totalement obérée par un mauvais choix de départ. Pour illustrer une partie de mon propos je poste après mon commentaire un document rédigé par un membre du bureau de l’ASL qui est une excellente mise au point en termes de sécurité. Michel MARTINO

Le dernier HAMEAU INFO soulignait les obligations que pourrait prévoir la proposition de modification du Cahier des Charges pour l’installation de panneaux solaires sur les toits terrasses de nos villas.
Certains commentaires sur le sujet évoquent la possibilité d’une installation en « Do It Yourself » , sans intervention d’un installateur agréé RGE. Sans mésestimer a priori les compétences techniques de certains résidents, nous n’imaginons pas de laisser s’installer sur notre domaine des « bricolages » qui ne recueilleraient pas l’aval d’entreprises agréées RGE car spécialisées, formées et tenues de respecter des normes de fiabilité, mais surtout de sécurité pour les propriétaires et leurs voisins. Ces professionnels engagent leur responsabilité auprès de leurs clients, des assureurs et des juridictions dont ils relèvent.
Le Bureau de l’ASL travaille sur ce sujet depuis 6 mois. Nous avons exclu de nos contacts les intervenants qui auraient « quelque chose à nous vendre » . Nous avons consulté des juristes sur les aspects légaux et des universitaires pour les aspects techniques, de productivité et de sécurité. Notre proposition contiendra tous les éléments utiles pour préserver ces points fondamentaux autour desquels chacun sera libre de choisir sa formule, son prestataire, son assureur etc. Pour répondre aux demandes d’information, le Bureau organisera en octobre une réunion de présentation de la résolution modificative de l’article 9 du chapitre deuxième du Cahier des Charges.
Michel MARTINO.

Merci pour votre prompte réponse, je suis heureux d’apprendre que vous avez largement avancé sur le sujet. Ainsi comme tout le monde ne pourra venir à votre réunion d’octobre et pour aller plus vite, je vous propose, comme j’en avais l’intention, d’adapter cet article et de l’enrichir par vos préconisations et propositions. Toute norme explicitée par le bureau est la bienvenue. Vous pouvez me les envoyer par mail, je les mettrai en forme.

Je ne suis pas sûr de comprendre l’ensemble de vos remarques ; évidemment on ne vend rien ici, il s’agit pour ma part d’aider les gens à concevoir un projet. Libre à chacun de choisir sa formule.

A contrario rendre obligatoire un prestataire agréé ne me semble pas judicieux, car la facture se trouvera fortement alourdie et peut-être rédhibitoire pour certains ; surtout que ce n’est pas vraiment un investissement financier, mais un acte largement philanthropique ? A moins que l’on ne fasse une action groupée ?

Pour le DIY, oui c’est facile sur un toit plat, quelques heures de travail, et un consuel, c’est à dire une personne agréée, doit passer pour valider l’installation (dans le cas où de l’électricité est réinjectée sur le réseau) ; la double validation me semble donc excessive. Bien entendu, les produits (je pense aux supports) sont validés par la CE et les normes leur inférant associées, le problème du vent étant classique.

Compte tenu des nombreuses incitations à recourir aux énergies renouvelables, le bureau de l’ASL a diffusé un Hameau Info afin de faire savoir qu’une réflexion est engagée sur le sujet de l’installation de panneaux solaires dans notre domaine. En fait la réflexion est bien avancée et il s’avère que la modification de l’article (9-d) traitant de l’occupation des toits terrasses dans le Hameau est indispensable pour éviter les nombreux conflits de voisinage qui ne manqueront pas d’apparaître chaque fois qu’un propriétaire estimera que les panneaux installés sur le toit de son voisin constituent une pollution visuelle ou une entrave à sa vue sur la mer ou sur les montagnes. Notre objectif n’est pas d’empêcher l’exploitation d’énergies renouvelables mais de définir un cadre destiné à préserver un minimum d’harmonie et de cohérence sur un sujet aussi sensible que celui de la vue depuis les villas. Ainsi la résolution soumise à l’AG 2023 traitera des limites de superficie du parc de panneaux sur chaque toit, la hauteur maximum des bordures supérieures de ces panneaux, l’emplacement sur la toiture – probablement sur le tiers sud comme l’exige l’architecte des bâtiments de France qui doit donner son feu vert compte tenu du classement de la zone où est implantée le Hameau. Le Cahier des Charges devra également définir les normes de sécurité à respecter pour la fixation et le lestage des panneaux afin qu’ils puissent résister à des vents très violents sans risquer de s’envoler en provoquant des dégâts matériels, voire corporels. Il devra imposer l’obligation d’une assurance spécifique en responsabilité civile que beaucoup de multirisques habitation excluent.
Dans ce cadre, le recours à un installateur agréé EnR (Energies Renouvelables) sera incontournable. Enfin, il conviendra de rechercher le consentement des voisins ou, à minima s’engager à les informer de façon détaillée de ce qu’ils auront ensuite dans leur champ de vision.
Cette résolution ne traitera pas du bien fondé du choix de vendre sa production, le surplus ou de l’autoconsommer. Le choix du fabricant ou fournisseur restera de la responsabilité de chacun tout comme les avantages et inconvénients des différentes techniques.
Au regard de l’importance des enjeux pour le Hameau en matière de qualité des relations entre résidents mais sans négliger la nécessité d’avancer résolument vers la recherche d’une utilisation accrue des énergies renouvelables le bureau de l’ASL estime que patienter jusqu’à l’Assemblée Générale de mi-février 2023 pour recueillir un consensus majoritaire est une sage précaution.

Merci Sylvain pour cette contribution riche. J’avais aussi l’idée d’une ferme solaire en mutualisant les panneaux des uns et des autres, mais la mise en oeuvre me paraît semée d’obstacles. J’ai également lancé le sujet sur un groupe Whatsapp car il atteint des personnes qui ne lisent pas forcément ce forum. Un des résidents prof au lycée du bâtiment s’est proposé de faire faire une étude par ses étudiants. Je vais faire la publicité de cet article sur Whatsapp en fournissant le lien. Peut-être pourrais-tu dupliquer cet article là bas ? L’idée n’est pas de créer des plateformes concurrentes mais de fédérer le plus grand nombre autour de sujets. On verra bien si les discussions finiront pas se poursuivre ici, là bas ou sur tous les médias. Peu importe tant que l’info circule et qu’on partage nos idées.

Tout à fait Christian, je le fais. Mais apparemment le bureau a déjà planché sur la question, ce qui va nous permettre d’avancer …

Oui pour la ferme c’est vraiment intéressant mais difficile (sans parler de l’effet rebond), peut-être faudrait-il réorienter ton contact vers ce sujet.

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