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Réflexion

Gestion de la forêt

À la dernière AG nous avons voté l’entretient de la forêt au nom des OLD (obligations légales de débroussaillement) nous incombant, voire plus. L’esprit de la loi étant de limiter le risque des incendies.

Cet été ou plutôt au début de l’été, nous avons pu entendre les tronçonneuses et les rotofils s’activer … et puis beaucoup a été laissé sur place … parfois en jolis petits tas que l’on peut ramasser … puis le bois a perdu sa sève et bien entendu commencé à sécher, fournissant ainsi de la matière à un feu éventuel. Donc je me demande où est passé l’esprit de la loi, à savoir limiter le risque incendie ?

Tout au même moment il n’aura échappé à personne qu’une sécheresse quasi inédite s’est abattue sur la France et ailleurs, et que dans certaines régions le manque d’eau n’était pas que théorique. Pour ceux qui ne l’ont pas su, Biot et Antibes sur le versant de la Brague ont été tout l’été en interdiction critique maximum (pas le droit d’arroser, pas le droit de remplir sa piscine …), alors que Vallauris sur le versant de la Siagne et du lac de saint Cassien (remplit in extremis via des nappes profondes – sic), ne fut « qu’en » vigilance pour se retrouver en stade alerte fin de l’été (du 23 août au 18 septembre), et en fait toujours en vigueur jusqu’au 15 octobre – je crois aussi que dans notre hameau nous n’avons pas renouvelé l’eau de la piscine cet été ? Enfin bref, vous me direz quel rapport ?

Le rapport est que les scientifiques (les agroforestiers) connaissent une solution (au moins partielle) à la crise de l’eau. Pour faire court :

Ce n’est pas l’eau qui fait la végétation, mais la végétation qui fait l’eau !

En gros la canopée fait du froid (car la photosynthèse est endothermique), le froid descend sur les feuilles du sous-bois, ce froid favorise la condensation et absorbe l’eau contenue dans l’atmosphère. Les arbres agissent alors en vrai système solidaire de pourvoyeur d’eau (vous aurez remarqué comment par endroit, l’herbe reste verte sous les arbres). Les arbres font d’une pierre deux coups, ils créent de l’eau, et déchargent lentement l’atmosphère ce qui tend à limiter les inondations … si vous voulez « ce n’est pas l’Amazone qui fait l’Amazonie, mais l’Amazonie qui fait l’Amazone ». Bien sur on ne parle pas de rivière, ni même de cours d’eau ici, mais quand même, c’est la densité qui compte.

Du coup nous sommes devant une forme injection paradoxale : on veut limiter le risque d’incendie mais on le renforce ; on veut pallier le manque d’eau, mais on empêche son cycle naturel.

Pour conclure je pense qu’il serait extrêmement souhaitable, au moins dans un 1er temps, de faire nos élagages à l’automne, mais surtout pas au printemps, voire pire. Cela laisserait au bois le temps de se décomposer un peu (car il est aussi bon de le laisser sur place), et renforcerait le feuillage l’été. Merci.


Par SylvainB

13 allée des myrtes

Une réponse sur « Gestion de la forêt »

Cher Monsieur Sylvain B, vous faites une grosse confusion.

La gestion de la forêt comporte deux volets distincts : les abattages d’arbres morts ou représentant un danger d’incendie au sens de l’arrêté préfectoral traitant de ces questions, d’une part, le débroussaillage obligatoire et systématique du sous-bois, d’autre part.
Ajoutons y, pour le cas spécifique de notre domaine, le débroussaillage des talus.
Du fait de la défaillance de certaines entreprises, le débroussaillage n’avait pas été réalisé, ou mal fait, durant des années. Notre nouveau prestataire est intervenu en novembre 2021 pour une remise à niveau totale.
Lorsque les rémanents sont trop gros pour passer dans la broyeuse ils sont laissés sur place en tas bien structurés. C’est parfaitement légal.
Une nouvelle passe a été faite au printemps pour gérer les repousses mais uniquement dans les talus. C’est de là que provenaient les « bruits de tronçonneuses » que vous avez entendus.

L’essentiel du travail dans la forêt a bien été réalisé à l’automne.

Pour ce qui concerne le Plan de Gestion de la Forêt, à savoir les abattages ou quelques élagages de houppiers, je vous rappelle que certains militants ont empêché nos prestataires d’intervenir en 2021, allant même jusqu’à nous dénoncer calomnieusement auprès de Madame l’architecte des Bâtiments de France qui a notre boisement sous sa responsabilité.
Finalement cette personne est venue, au printemps, visiter notre domaine et nous a complimentés pour la qualité de notre gestion.
Elle a, depuis, validé le Plan de Gestion Décennal de Gestion de la Forêt que l’Assemblée Générale 2022 a voté à une forte majorité.
Les abattages au titre de 2022 seront donc faits cette automne.

DONC, TOUT VA BIEN DE CE CÔTE LA !

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